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AVANT DE JETER LA PSYCHANALYSE À LA POUBELLE (essayons le recyclage).
Il existe "des trucs" loin de Freud... À retenir un truc "pertinent" pour expliquer ma recherche (qui est dans mon cas parmis vous?) de pression, d'étreinte, de serrages et portage, ou au contraire, la fuite éperdue de contacts humains ordinaires: enjeu: vivre une expérience de rencontre humaine dans un sensoriel habituellement innacessible, qui n'a pu être accédé en enfance.

Une clef importante source de mots clefs: "les clivages sensoriels et le démantèlement meltzérien "

Le seul truc qui semble plausible: Merci Mathieu (correspondant distant) pour avoir creusé et trouvé les mots clefs qui y mènent.


Dans l’autisme, il semble que les sensations de pression souvent recherchées, aient un effet contenant pour les sensations plus douces, légères, difficilement supportées (les caresses, etc.) et qu’elles jouent ainsi un rôle de pare-excitation. Ce sont en effet les sensations douces qui procurent des émotions trop intenses pour les autistes qui n’arrivent pas à les contenir. La personne autiste serait en manque de sensations de pression pour obtenir l’apaisement. C’est de cet apaisement par la pression dont parle Temple Grandin, dans son livre "Ma vie d’autiste", lorsqu’elle raconte combien sa tension, sa nervosité et sa difficulté à être en contact avec les autres se sont apaisées à partir du moment où elle a fabriqué une « machine à serrer » qu’elle utilisait pour réguler ses états de tension. Elle pouvait se serrer le thorax avec suffisamment  d’intensité  pour  calmer  l’excitation  insupportable  d’une  stimulation trop douce qu’elle avait subie sur sa peau et qui n’étaient pas régulée par des sensations de pression suffisamment fortes pour contenir les émotions que la douceur lui procurait.

source 
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01513788/document
CM_070_0287.pdf
 
Le même texte avec des commentaires  [qui se rapport à ce qui pourrait correspondre à mon expérience.]

Dans l’autisme, il semble que les sensations de pression souvent recherchées, aient un effet contenant pour les sensations plus douces, légères, difficilement supportées (les caresses, etc.) et qu’elles jouent ainsi un rôle de pare-excitation.[quand on me caresse, ou qu'on me masse, je suis très frustré de ne pas être entouré et contenu carrément, maintenu fermement: ce besoin est plus urgent. Si l'étreinte est suffisante, j'aime bien en plus les caresses et les chatouilles mais cela est secondaire le serrage fort et global importe en premier lieu, le mieux c'est d'être dans les bras d'un ami, près d'une flaque avec vase, avec plein de mouches qui ajoutent les chatouilles, car l'ami n'a pas les mains libres pour à la fois me serrer et manipuler une plume et les mouches se charge des chatouilles] Ce sont en effet les sensations douces qui procurent des émotions trop intenses pour les autistes qui n’arrivent pas à les contenir [frustration quand le contact est incomplet, c'est pas une émotion au sens que semble le dire la personne]. La personne autiste serait en manque de sensations de pression pour obtenir l’apaisement [vrai pour moi, il faut une serrage fort que seule des personnes fortes de musculature et d'assez grand gabarit peuvent me donner, c'est moins difficile de recevoir les câlins normaux si je peux obtenir de temps en temps ce qui me manque avec un ami musclé, peut être qu'une "machine" pourrait faire l'affaire bien que je sens tout de même le besoin que ce soit une personne ami ou au moins humaine qui me le fasse]. C’est de cet apaisement par la pression dont parle Temple Grandin, dans son livre "Ma vie d’autiste", lorsqu’elle raconte combien sa tension, sa nervosité et sa difficulté à être en contact avec les autres se sont apaisées à partir du moment où elle a fabriqué une « machine à serrer » qu’elle utilisait pour réguler ses états de tension. Elle pouvait se serrer le thorax avec suffisamment  d’intensité  pour  calmer  l’excitation  insupportable  d’une  stimulation trop douce qu’elle avait subie sur sa peau [différence avec moi: c'est un besoin continuel, et non pas un besoin déclenché par un autre contact] et qui n’étaient pas régulée par des sensations de pression suffisamment fortes pour contenir les émotions que la douceur lui procurait [je surligne en bleu ce qui me semble interprétation "gratuite" de l'auteur, c'est pas une affaire d'émotion mais d'exigence sensorielle].

expérience personnelle s'y rapportant: à 5 ans, alors qu'auparavant je n'utilisais pas le "JE" dans le langage, j'ai été maintenu fermement et porté par des grandes personnes pour recevoir des ponctions lombaires après un coma, je me souviens que ça me faisait mal à me dissocier (je ne sentais plus la douleur), mais que je fantasmais de me retrouver ainsi pris et porté. J'ai aussi acquis l'aptitude à me servir du "JE".
 j'ai redemandé qu'on me le fasse (qu'on me serre et me porte) entre 6 ans et 11 ans, à l'adolescence, par des jeux détournés,  et à 42 ans je l'ai demandé franchement sentant cette fois un besoin vital de pleurer "ma vie" accompagné, j'ai associé à un partage physique attachement affectif et pleurs carthatriques et certains troubles paraissant neurologiques (perception morcellée seulement des détail), ont été modifié.
Il subsiste le besoin de renouveller cette expérience sensorielle, l'expérience émotionelle a été vécue et n'est plus la priorité: ce n'est plus pour chialer ma vie mais me faire du bien.

Pourquoi la psychanalyse ça ne marche pas...

- À cause du freudisme qui ne correspond pas du tout au niveau de conscience du "moi" de l'autiste (si encore il y a un "moi" atteignable!

- À cause de la mauvaise localisation des besoins du  "moi" de l'autiste par les méthodes de psychanalyse... ( et attention au faux "moi" (faux self))

- Par ce qu'on ne travaille pas sur le sensoriel, qu'on n'adapte pas ce sensoriel à la différence neurologique de l'autisme, on en parle pourtant, mais c'est que des mots, et des maux...

Par ce que l'Autre est devenu un "objet" support d'une analyse projection d'une pensée particulière d'une école de psychanalyste faisant autorité, C'EST GRAVE car cela détourne de véritables soins...

Quand on parle de "psychanalyse", on parle surtout des méthodes freudiennes qui font autorité (et souvent les seules connues) et qui ont formaté le domaine médical, ainsi que de la fameuse psychanalyse avec transfert couché sur le divan dont l'application à des autistes (et autres tels que traumatisés crâniens, psychotiques, et autres forme de névroses plus profondes ou appartenant à d'autres cultures) est un drame (pas adapté à ce "niveau du moi", la névrose de Freud correspond à une structure particulière du "moi": 3% de la population?).

La "psychanalyse" a pourtant exploré d'autres aspects qu'il serait dommage de "jeter" (périnataux).
L'autisme est probablement la cause de troubles "autistiques" qui autistiques ou pas portent une bonne part de la souffrance, apparaissant en cormobidité avec les constructions profondes du MOI "autistique" (avec ou à cause des différences de perception, avec ou à cause des différence génétique) et pour lesquel TOUT reste à faire mettre en application un traitement d'une souffrance associée au "MOI" très près du centre de l'oignon shrékien (oui oui, j'ai cherché..).
 


Ce qui foirre principalement dans le rejet de la psychanalyse, ou pire encore, son utilisation, c'est que dans les deux cas,

- on ignore le soulagement que pourrait apporter l'expérience sensorielle du partage humain; qu'on remplace par autre chose faute d'installer un cadre sécure pour partage humain (on remplace par exemple par le packing).

- ne parlons pas d'Amour: ça implique en effet une réelle relation dans une société et dans un contexte où l'on a trop peur d'engager une amitié: on parle tout juste du transfert: c'est à dire offrir une sorte de miroir aux alouettes à l'Amour (Entre le patient et le "psychanalyste" qui est à son écoute).

Ce qui manque pour partager l'Amour guérisseur, c'est tout simplement une introspection assez profonde du PSYCHANALYSTE pour s'accorder avec son patient sur des niveaux plus profond que la névrose "classique" relativement en surface (dans le mental et le symbolisme d'où est extrait le corps physique, il s'agit de la partie névrotique de la psychonévrose, mais on ne sait pas accompagner la personne en décompensation de la partie psychose: c'est dans le cadre proposé dangereux alors que sans la peur, et en s'y mettant tout un groupe (il faut plus de 10 personnes) cette décompensation pourrait être une "crise d'éveil"...

 on peut en parler, on peut l'analyser, on peut déplacer des affects et émotions sur ces "histoires" ou des "symboliques" et faire des abbréactions (décharges émotionnelles) en les évoquant, si c'est pas trop lourd (pour la simple névrose d'identité ça peut se faire avec un psy normal sans même faire "une psychanalyse). Le fait de transférer des attentes d'amitié profonde et parentale pousse un peu plus loin, jusqu'au premier MOI du "MOI-JE" (ce qui risque fort de ne pas donner grand chose sur un ex-enfant-autiste et encore moins sur un encore enfant, et autiste), mais plus profond que cela ça se corse, et beaucoup plus loin que la Sardaigne se trouve la Réunion, et ne parlons pas de la route pour aller au centre si encore on a pas pris l'habitude de fumer la moquette: question spiritualité le temple est en ruine...

c'est compliqué...



Autisme et câlins




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