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La "vie" m'a‍ appris qu'il ne faut pas rester en relation pour analyser‍ pourquoi on n'ose pas se prendre dans les bras alors que que ça se sent que l'envie, au fond est mutuelle. Des lors que la personne refuse il est permis de douter si elle le fait contre ses désirs profond où si elle est franche, mais en tout cas, quand le désir est mutuel au fond, il faut compter sauf mirâcle le gaspillage d'une vie à attendre: au moins quelques années voir décennies de souffrance et d'investissement aussi intense qu'une‍ relation amoureuse pour se perdre dans le décryptage de toutes les symboliques,‍ ce que fait la psychanalyse pour "rien", ou une relation "ordinaire" pour au final conclure qu'on a tout compris et s'éloigner sans partager!!! du moins c'est ce qui se passe avec les NT, car avec des autistes je n'ai eu que des expériences de refus direct suivi d'une absence de relation, la symbolique maintenant le désir chez les NT n'étant pas utilisé pour maintenir la pseudo relation c'est vite réglé: Et quand le subterfuge a été découvert que les partages d'intérêts spéciaux sont des proscratination de demandes de relation en attente, no-motivation pour construire un partage de passion technique partagée!

Si on voulait partager et qu'il y a refus clair de partager, c'est donc no-relation, mais pas pour autant le refus de mon coté, simplement en stand by en attente d'une demande cette fois de la part de l'Autre...

C'est pourquoi désormais, quand je propose à quelqu'un qui semble avoir le même besoin que moi de partager cela, si j'essuie un refus, je ne tente pas de le réparer dans la pseudo-relation et me met en stand-by: entretenir la relation de demande-refus gaspille la vie, je ne reformule plus la demande même si elle reste à saisir de mon coté. Cependant, malgré le dépot de cette demande je n'ai pas fait l'expérience encore d'avoir un retour acceptée d'un autre autiste asperger adulte: j'ai tenté sur les 500.000 habitants de Rouen, et 800.000 Réunion... Je n'ai donc pas fait encore l'expérience de partager avec un aussi asperger après avoir tenté, depuis 2007 de le demander en diverses tournures dans des forums internets: après avoir fait l'erreur d'analyser le mécanisme de refus qu'on m'a pris pour un défenseurs de la psychanalyse. Ce texte, ce message en est la synthèse de 11 ans de demande, et lança comme une bouteille à la mer, lancé au millieu de l'océan, mais sur une île surpeuplée approchant le million d'habitants! (et sur le continent aussi où je me rend 2 à 4 mois par an)



Je lance comme une bouteille à la mer ce message à toute personne qui aurait le syndrome d'asperger qui souffre en silence de s'être encarapacé après avoir tenté‍"la vie normale" et qui cherche maintenant "cela", dans les vestes de contention,les couvertures lourdes, qui se roule dans les draps pour se faire serrer le corps, et qui, en secret, désire fortement que "quelqu'un" le serre fortement, longuement dans ses bras, longtemps pour s'endormir, pleurer, se soulager, et qui attend, des années, toute une vie, faute d'oser enfin le demander de peur de trop demander, par honte, ne pas être compris... etc. Un "autiste" est un être humain avant d'être un homme ou une femme, un peu comme l'est l'enfant ce n'est pas la rencontre avec un sexe, car il est essentiel de se retrouver soi en l'autre, il ya aussi un besoin de force physique: un homme ne pourra pas recevoir d'une femme trop différente, mais surtout pas assez forte et de texture corporelle trop différente. La société nous apprend que ressentir l'attirance pour quelqu'un comme soit n'est que de l'homosexualité, la rencontre d'un sexe... et accepter cela comme la seule option possible ne correspond pas mieux au besoin, ce qui fait redouter ou fuir l'expérience, ou la sexualiser selon les codes sociétaux en "faux-self", ce qui bien entendu fait revenir sur le problème initial de ne pas rencontrer ce qu'on a besoin.

Je ramène cela à l'autisme pour prende au mot la définition même de ce mot "autiste" dans l'explication d'un tel besoin: ne pas pouvoir partager et communiquer ce qui est essentiel: être autiste, c'est naître autiste, ce qui prive, à coup sur, et c'est là le drame de vie principal: du partage d'affection et de sensorialité avant, pendant, et après la naissance. Le terme de "trouble périnatal" pourrait mieux correspondre à la description de la partie psychique de la souffrance autistique Ensuite, les besoins sensuels du bébé autistes étant hors-norme, avec déjà des perceptions différentes à gérer, les conséquences de l'autisme sont de priver encore plus sûrement que le‍ ferait tout autre problèmes psychologiques d'une communication affective associée à une sensualité d'étreintes et de câlins, source de carence d'étreintes fusionnelles: Cela provoque un "besoin de câlins" inavouable tant il est "bizarre" et imature, si imature qu'en fait, ça sort des codes sexuels sociétaux et ne correspond pas à ce que la société nous offre.

c'est pas les câlins symboliques qui peuvent réparer ce drame dans la vie sociale une fois à‍ l'état adulte. On ne se répare pas dans la sexualité ni les échanges sociaux intimes par ce qu'il manque justement le vécu de sensualité qui permet de se nourrir dans la vie des câlins symboliques qui chez un autiste sont "du flan" ou un jeu: (les blagues de bistrôt sont une forme de câlins symboliques). Les câlins symboliques ne répondent pas à la carence est dans la sensualité qu'on a pas pu approcher dans la petite‍ enfance mais à la recconnaissance sociale qui est certes un besoin aussi, mais plus secondaire: il ya en plus un besoin de se sentir fortement étreint, compressé et surtout... la frustration est si forte et la sensualité si différente... que‍ ça peut faire mourir de mal être L'autisme ne se guérit pas mais les troubles psychologiques qui en sont la conséquences et la principale cause de souffrance si, et je suis convaincu que cela passe par un partage physique et les sensations corporelles.
J'ai pleuré de soulagement et j'ai vécu LA révélation de ma vie à l'occasion de serrages forts et prolongé de mon corps (l'acceptation réellement physique d'une partie importante de MOI) dans les bras d'un ami du club d'aviron qui m'a "consolé"..
Il me reste des besoins résiduels d'envie de serrage fort dans les bras des humains, encore source de souffrance de frustration, mais ce n'est plus la même dimension: je suis sauvé de la sensation de mourrir! cette expérience a d'ailleurs ouvert un accès à une forme de conscience inconcevable avant mais dont toutes les tentatives d'en parler ont échoué et qu'il ne faut pas tenter de nomner, qui apporte une dimension d'espace temps et de holisme: le lien manquant qui résoud quelques problèmes de "cohérence centrale" et lie entre eux des éléments de réalité dans une perception plus globale: la sensation d'un TOUT.

avant cette expérience, je sentais un mal être et un danger de mort imminente. C'est d'ailleurs ce danger perçu et la pratique‍ préalable de la méditation de l'attention vigilante qui m'a poussé à me jeter dans les bras du premier venu, même si ce premier venu étant simplement gentil et n'osant pas me dire NON et était destiné à m'abandonner rapidement: c'était un rameur de club d'aviron étudiant en psychologie qui a été séduit par un contact humain en contrepied de l'inhumanité des concepts abordés dans ces études: il a fait un pied de nez à ses études et nous avons fait "le contraire de la psychanalyse": éviter d'analyser et de penser en pratiquant en fait la méditation tibétaine dite "shiné" en même temps, et ressentir un contact fusionnel en se serrant dans les bras. Il s'est produit le miracle de pouvoir me sentir longuement dans l'étreinte forte et prolongée d'un corps plein de vie et fort, rassurant et protecteur, comme un père aussi, et de me sentir accepté dans le présent de cette expérience‍ par cet être humain qui aussi bloqué soit t-il dans les autres dimenssion de l'échange (amitié, engagement), il m'a donné ainsi ce que je n'avais jamais pu recevoir de mes proches, et cela m'a ouvert tout un pan de conscience, même si l'expérience a été vite sabordée par son indisponibilité et ses propres problèmes psy. J'en manque encore de le refaire régulièrement, mais cette expérience ayant été faite j'ai tout de même la sensation d'avoir été sauvé de plus grave et même, je crois que ça m'a sauvé... LA VIE.

toute expérience bonne ou mauvaise a un début et une fin est le seul moyen de la vivre est de ressentir le présent sur l'instant comme une éternité, sans le gâcher par son mental qui anticipe avec peur la fin (d'où l'intérêt de pratiquer shiné), sinon on ne s'engage jamais dans ce qui importe de peur que ça prenne fin, et du coup on ne vit pas les expériences les plus désirées de sa vie et pire même, on évite précisément ce qui apporte ce qu'on désire le plus et quand la chance rend une telle expérience aussi importante possible, qu'il suffit d'oser et de dire oui, la peur anticipée que "ça ne dure qu'un temps", fait dire "NON", en plus de la peur que ça change de la routine qu'on s'est construite pour y résister, qui a l'avantage d'être connue. Que se passe t-il si enfin on a "ce qu'on voulait", alors que toute sa vie était construite pour résister "sans ça"?

Je suppose que nombre d'autiste-aspergers sont dans le même cas que moi, mais en train de se "tuer" à résister à ce besoin, et en voie de mal vieillir, comme le héros du film Mary et max qui tient grâce à des obsessions et des médocs.

Je n'aime pas trop cliver de façon binaire les "extra-terrestres" affublés‍ du nom d'"autiste" (extraterrestre a un sens: non incarné dans son corps), et les neurotypiques, équipés d'un cerveau câblé "normalement" qui "dansent avec la vie", mais cela est nécessaire pour décrire les pôles des tendances qu'on pourrait observer: cette non incarnation explique le rapport maladif au corps des autistes, corps maigre ou gros, mal construit. Certains compensent comme je l'ai fait, par une pratique sportive pointue digne d'athlètes, ce qui est déjà un soin puisque la connexion à l'incarnation commence à se faire dans la sensualité des efforts physique. Je pense que ceux qui se soignent par le sport et la nature découvrent plus vite, et alors à temps, avant d'être trop vieux pour le faire qu'ils ont un besoin d'étreintes physique et s'engagent alors dans la recherche désespérée de vestes de contention, couvertures lourdes, relation affectives ambigues... et souffrent beaucoup quand la pratique sportive et le travail de vivre est devenu épuisant: il devient urgent de "craquer"

j'espère que cela en éclairera quelque uns comme une boussolle montre "le nord". Le plus grand drame de la vie d'un autiste (mais il ya des non-autiste qui le connaissent aussi, et ce n'est pas là une caractéristique de l'autisme mais une conséquence de la carence de sensualité qu'implique la non communication autistique à l'âge clef), c'est peut être bien de rechercher en secret toute sa vie une sensorialité et de souffrir de solitude totale tout en tournant autour de solutions fondamentalement frustrantes car privée d'humanité qui n'apportent pas la réparation attendue: autre chose que la relation sexuelle et la‍ vie de couple qui n'apporte pas se solution, autre chose que la projection de soi dans les enfants: ces solutions convienent à la plupart des gens qui ont eu leur dose de câlins, qui ont pu les recevoir et en plus demande précisément ce qui manque aux autistes: l'empathie cognitive et la faculté associée de ressentir à travers l'Autre. Combien de personnes‍ souffrent, de plus en plus, à tenter de suivre la normalité, puisque quand le couple a cassé, ou que la solitude sournoisement envahi la vie, se‍ retrouvent fondamentalement seules à l'intérieur, épuisées par le jeu de suivre la structure de vie "normale" et tentent de se réparer en se faisant serrer dans les draps, tenter diverses couvertures lestées, veste de‍ sable, vestes de contention? Tout cela pour sentir d'un artifice non vivant la sensation de serrage et de contenance dont le manque est le drame de toute une vie et le stress d'arrière plan principal qui rend toutes les perceptions sensorielle agressives

On sait depuis des millénaires que la colère et la tristesse sont la même émotion, la colère découle de l'intériorisation de la tristesse mais ronge à l'intérieur et devien un noyau de violence si dense que la seule expression possible est des lâchers de "crise clastique" menant à de l'autodestruction. Ce qui est intériorisé finit par polluer tout ressenti provenant des sens, et entraîne une proto-paranoïa perceptive qui ajoute de la souffrance et de l'agression aux stimulus, obligeant à sortir avec un casque anti-bruit ou autres protection contres les perceptions qui font revenir en boomerang toute la souffrance accumulée de ce stress interne.‍Cette paranoïa perceptive est un amplificateur d'hypersensibilité sensorielle qui fait partager le même témoignage via la parole (mais c'est faux) les autistes-asperger avec les victime du trouble "bordeline" ou‍ "psychotiques" d'où une tragique confusion qui oeuvre encore à maltraiter les autistes médicalement et à les droguer puisque la psychanalyse est dominante et qu'elle n'a pas de réponse à cette couche de conscience faute d'autoriser... les câlins et le contact du corps!!! S'autoriser ce partage est contacter la joie de vivre, mais cette joie ouvre le coeur, et toute cette tristesse soulagée d'un coup peut faire énormément pleurer... de joie. Pour avoir traversé cela, la plus agréable expérience de ma vie a été de sangloter intensivement dans les bras d'un ami rameur du club d'aviron, qui, dégoûté de ses études de psycho a tenté de faire "le contraire d'une psychanalyse"... on ne se parle pas, on analyse rien, on se serre dans les bras!



 Comme je l'ai dit ici, il faut, pour ce partage, oser le faire sans attendre, ne pas trop tergiverser dessus pour ne pas tomber dans le piège d'une analyse "sauvage" qui fait traîner les choses trop longtemps: ne pas hésiter à dire NON (quitte à revenir une fois prêt sur ce choix), ou OUI, mais alors en sachant bien ce que l'on veut: pas seulement pour être gentil ou faire plaisir