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ma demande : serrez moi fort dans les bras.

PERCEPTION AUTISTIQUE et câlins: LA DIFFÉRENCE?

Différence souvent exprimée par les autres autistes diagnostiqués:

- Un besoin (plus généralement une fuite) de contact physique DIFFÉRENT de la norme.
En général: crainte des contacts superficiels, mais si contact établi, recherche des contacts avec  forte pression et contenance.

Habituellement, le contact humain est évité, fuit, même avec les proches, surtout les contacts intégrés dans le relationnel: câlins, bises, poignées de mains et contacts initiateurs de relation (idéal: le salut "japonais", des autistes rêvent (et tentent même d'y déménager) de japon pour ne pas être agressés par contact  (autre intérêt du japon, l'abscence d'implicite dans le langage).

Si recherche d'appaisement dans le contact: Recherche de contenance et de serrage, si inadéquation et peur du contact humains, les paliatifs sont le hamac, draps serrés, couvertures lestées...

personel: Je suis en demande d'expérience des serrages puissants et maintenus, et de portage, mais je désire les recevoir d'un être humain

 L'interprétation psychanalytique qui s'approche du ressenti exprimé par rapport au contact serait le "démantèlement de meltzer", merci à Mathieu pour avoir trouvé cette "clef":



"les clivages sensoriels et le démantèlement meltzérien ne seraient pas premiers, mais plutôt un mécanisme second permettant le passage d'une polysensorialité asynchrone et primitive, à une polysensorialité synchrone et plus sophistiquée."

Je propose quelque chose de plus simple.

CÂLINS?!

- DEMANDE aux amis

"Serrez moi très fort dans vos bras... Portez moi...permettez moi de prendre le temps de sentir "ce que ça me fait"... Merci, ça serait chouette
J'ai besoin qu'on me serre fort, et qu'on me porte: j'attends que quelqu'un m'aide en me portant, tandis que je fais une légère hyperventilation avant: le fait d'être compessé, porté et d'être étiré (quand on est face à face et que l'autre me porte), me fait un bien fou: après le léger étourdissement que provoque l'hyperventilation préalable je retrouve des sensations dont j'ai trop manqué en enfance. Le problème, c'est que ça ne se fait jamais et que les gens que je cotoie soit ne peuvent pas, soit ont honte de le faire par ce que c'est trop intime.

PERMETTRE L'INITIALISATION:
Accéder à cet échange demande habituellement des approches sucessives usant les codes "de politesse et retenue sociale" non accessibles à un autiste dont les possibilité de synchronisation à l'autre ne permettent pas l'approche délicate laissant l'autre s'y préparer: cela oblige donc à formuler la demande froidement et à sauter les étapes et à rencontrer du coup le refus, ou s'enliser dans le partage d'une analyse mentale où on ne se prend pas dans les bras en vrai, même après en avoir beaucoup parlé...

d'où la répétition à la chaîne d'expériences de refus et de rejet, et de perte de temps et d'énergie, qui deviennent à la longue source d'un conditionnement à l'échec et à la conception que c'est seulement juste impossible.
Cela justifie un cadre tout expres où il  c'est POSSIBLE et CAUTIONNÉ, par exemple un
lieu, un espace spatio temporel où est même aboli le besoin d'user de la parole et des autres formes de communication, après avoir été "contrôlé compatible", pas trop bloqué ou peureux de cette intimité, et, c'est important aussi, exempts de produits chimiques trop odorants sur la peau et les vêtements
(sans lessive Ariel 3 en 1 polluée à l'hediome), et  sans avoir mangé trop d'oignon!

 


 Je pense que pouvoir travailler tranquillement sur les ressentis physique (même sans aborder l'émotionel et l'affectif) en se donnant des étreintes, portage et serrage permettrait à terme une aisance meilleure pour accéder plus sereinement aux autres partages humains par la suite, une fois que le niveau de stress endogène habituellement du à l'impossibilité (ou la peur, ou le désir) de contact physique mêlé au besoin de lien humain est diminué...

Je sens aussi, et ce n'est pas seulement "moi" qui le dit...  que permettre un tel cadre avec une certaine compréhension de ce "qui s'y passe" ouvrirerait une porte... pas qu'aux autistes, mais à toute une population en souffrance profonde qui attend en SECRET cela.

Cette pratique exige du partenaire une grande carure et une bonne musculation, idéalement un altérophile de grande taille: peu de personnes sont compatibles physiquement avec cette expérience et comprenez que les chances que ça se fasse sont donc rares et précieuses. Je suis moi même fort et musclé et cette personne, qui pourrait avoir finalement un besoin réciproque pourrait recevoir aussi de moi. Si je reçois je peux donner.

J'obbtiens de temps en temps un petit portage "vite fait", une ou deux fois quelques secondes "pour le dos" ou après avoir évoqué mon histoire avec des compagnons de randonnée d'un jour, mais c'est toujours fait de façon bâclée et comme  j'ai 50 an et que ça fait 8 ans que j'attend une véritable pratique régulière pour travailler desus, j'attend toujours trop entre des expériences non suivies. quand j'ai écrit ces lignes  2 personnes peuvent me le faire mais seulement quelques fois par an (mon neveu et un ami de mon âge), mais c'est c'est pas assez pour la continuité: il me faudrait trouver des gens pour  y consacrer une heure, au moins une fois par semaine..

Attention: ne venez pas avec ça... il y en a dans la lessive Ariel... au pire, forcez le rincage machine...