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Cilaos est t-il si bien que ça en portant un trouble autistique?
Tous les avis me conseillent de quitter ce lieu où la tranquilité a été abolie par l'économie.

Trop gros problème de nuisances sonores...

Entretenir cette forêt est une motivation importante pour rester, c'est une des rares choses constructives que j'ai fait dans ma vie
Je crois encore que CILAOS va oeuvrer à mériter ses qualités déclarée pour ne pas sombrer dans le ridicule et le mensonge commercial toujours destructeur dans le long terme..



CILAOS lieux de vie adapté à un autiste?
TROP DE BRUIT.
La réponse est désormais NON en raison de l'hypersensibilité sensorielle: la quiétude, la tranquilité est un aspect vital remis en question par les nuisances du au tourisme aérien en plus des nuisances de voisinage: l'accès à la nature sans contraintes et sans nuisances sonores est hasardeux, et il est difficile de rester chez soi sans accumuler des tensions (sono du voisin parfois 10h par jour, chiens qui hurlent trop souvent, trop près).
Le bruit a des conséquences fondamentales sur l'approche que je peux avoir des lieux: je n'y vis plus vraiment en harmonie mais  en grapillant les moments de répis entre beau temps et période de pluie, sinon en me cloîtrant dans un bunker insonorisé qui coûte TRÈS CHER..

Cette nuisance est dramatique car elle prive de l'extérieur. Le cumul du stress encorru et cumulatif est dangereux par effet cumulatif au quotidien il est nécéssaire de se protéger des cumuls. Ainsi je ne sort plus jamais le matin, ne pratique quasiment plus la randonnée, et me rabat sur une activité concentrée sur la seule après midi.
Rester chez soi implique une plus grande vulnérabilité au bruit de voisinage également, en restant plus de temps à coté d'un voisin bruyant au lieu d'aller au calme en forêt.

Le bruit dégrade beaucoup mes rapports sociaux, car
-  je cherche des interlocuteurs, en parle, fait "chier" les gens avec ça, et suit en situation de conflit avec la société.
- Je rencontre l'incompréhension et la différence de perception sesorielle: ça m'éloigne du partage avec d'autres.
-  je passe de l'énergie à lancer l'alerte, et aussi à compenser le stress de la nuisance, plus celui des démarches pour la tenter de la faire cesser et m'expose au désespoir.
- Mes besoins de compensation du stress augmente, cela augmente ma "demande" (qu'on me serre fort dans les bras pour évacuer mon stress par exemple, à la moindre interraction sociale), ça me rend moins sociable, plus autiste...


Sur cette île, "on étouffe".
SURPOPULATION associée à un mode de vie tout-voiture.

Là où vivent les gens en général sur cette île, c'est "tassé" et "plein de bagnoles" (pointez au hasard sur streetview les photos 360 qui ont été prises dans les lieux habités les routes et les villes où est passée la google-mobile).

Il apparaît vite, rien qu'en regardant les photos par sat, les photos panoramiques prises en parcourant les routes, que la Réunion est surpeuplée (avec une densité de population égale au japon  soit 320 hab au km carré!)

La Réunion a une configuration voisine du japon: la densité de population moyenne est déjà forte, mais on a de vastes zones naturelles et la population se concentre par endroits (on a accès à de la nature vierge mais on habite dans des lieux bondés). Le problème de la nature vierge, c'est l'invasion sonore, par les airs de touristes en hélicos ou avions: elle est donc aussi urbanisée sur le plan acoustique.
Le bruit ambiant engendre une forme de protection facile et spontanée chez les neuro-typiques (personne équipées d'un cerveau conforme à la moyenne).
Les neurotypiques exposés au bruits font tout simplement plus de bruit chez eux et autour de chez eux, ils ajoutent une ambiance sonore plaisante pour eux, en général leur bruit, leur musique, leurs chiens, leur moteurs à eux, qu'ils contrôlent et ne subissent pas... On écoute la musique plus fort, et on couvre les moments de silences propices à la sensibilité-vulnérabilité pour se faire "une armure émotionelle" face au bruit. Le bruit par dessus le bruit est la meilleure des armes pour se protéger du bruit, si l'on peut soutenir cela sur le plan neurologique. Pour moi, même si j'adore la musique, je ne peux l'écouter qu'une durée limitée car elle me fatigue rapidement, ça ne peut être qu'une protection temporaire car  faire du bruit par dessus le bruit ou mettre une ambiance musicale longtemps chaque jour n'est pas soutenable, même avec des musiques que j'aime...

Pour évaluer cette composante "tourisme aérien" qui "passe au dessus de la tête des gens", il fallait le mesurer objectivement (sinon, on ne me croît pas: ça serait délirant, je  continue des nouvelles mesures)

Faudrait t-il quitter les lieux?

Mettre à plat toute une construction de vie pour s'installer ailleurs a des conséquences lourdes, et du fait que je suis hypersensible et que cette perception n'est pas plus  partagée ailleurs qu'ici (peut être avec un peu de variante quand même) ce qui est dangereux pour ma santé est non mentionné dans les témoignages ou publication sur tel ou tel lieu, c'est difficile à estimer sans aller vivre surplace.

Pour aller voir des lieux à la configuration différente, il faut voyager et m'adapter à des situations nouvelles, ce qui est particulièrement difficile pour moi. Dans mes recherches de lieux d'acceuil de secours potentiels, j'élimine en premier tout lieux touristiques et  surpeuplé, ce qui me fait écarter en fait les lieux paradisiaques au niveau du climat météorologique qui attirent les gens: éviter le soleil mais rechercher un climat doux. Le Cilaos que je vis est déjà depuis des années un Cilaos vécu comme non ensoleillé, ou ensoleillé entre des nuages en cours de formation, puisque je ne sort plus que quand ça c'est couvert pour éviter les rotations d'hélicos...