Index site
Index photos

Cilaos île de la Réunion.
Page écrite à l'attention de toute les personnes touchées par le syndrome d'asperger, où qui pour tout autre raison ont une hypersensibilité sensorielle.


Panoramique: Route Ilet à Cordes, à Gauche Cilaos, à Droite Ilet à Cordes, assemblé depuis 4 photos d'un Nikon coolpixA (automatiquement, par google+)

J'adore ce lieu, mais est ce encore un Lieu de vie compatible avec mon autisme?

Si c'était maintenant (et non dans les années 1990) que je devais choisir, LA RÉUNION ne serait pas dans mes choix de lieu de vie malgré les beaux paysages et le climat: le tourisme, l'économie "bananière", l'urbanisation galopante, une intense circulation automobile, et SURTOUT des bruits de voisinages très fréquents et souvent très forts (qui passent malgré toute isolation phonique) sont rébarbatifs et rendent difficile la vie dans cette île pour qui comme moi présente une hypersensibilité sensorielle. Le problème était déjà marqué en 1990 mais c'est aggravé (mais je l'ai compensé par une maison plus confortable isolée phoniquement).

Surement pas pour aller ailleurs à la Réunion..


Là où vivent les gens en général sur cette île, c'est "tassé" et "plein de bagnoles" (pointez au hasard sur streetview les photos 360 qui ont été prises dans les lieux habités les routes et les villes où est passée la google-mobile).

Il apparaît vite, rien qu'en regardant les photos par sat, les photos panoramiques prises en parcourant les routes, que la Réunion est surpeuplée (avec une densité de population égale au japon  soit 320 hab au km carré!)
La Réunion a une configuration voisine du japon: la densité de population moyenne est déjà forte, mais on a de vastes zones naturelles et la population se concentre par endroits (on a accès à de la nature vierge mais on habite dans des lieux bondés). Le problème de la nature vierge, c'est l'invasion sonore, par les airs de touristes en hélicos ou avions: elle est donc aussi urbanisée sur le plan acoustique.

  Le supplice de l'embouteillage quotidien, le tohu bohu bagnolique occupe les radios locales chaque matin comme à Paris: partout des voitures qui se traînent: les communes de la Réunion forme une conglomération urbaine tout autour de l'île excepté là où risque de passer la lave et dans les cirques.

C'est ce qui choque le plus ici: Une telle concentration de voitures au km de route, voisine des records mondiaux et un réseau routier impressionnant: "on étouffe" est souvent la raison de partir de ceux qui ont crût bon de s'installer sur l'île, à cause des voitures surtout.

Trouver un coin tranquille avec aussi ce qui correspond à mes besoins est un casse tête: en dehors des cirques, il manque le choix de sentiers et la possibilité de vie sans parcourir beaucoup de routes, il manque aussi la pente, l'altitude, et les dénivelés: je ne tiens pas dans la durée si je ne me dépense pas assez en endurance ou doit le faire en étant trop confronté à la circulation. J'ai tenté la Plaine des palmiste, où j'arrive à trouver un équilibre en faisant que du vélo (c'est même, pour le vélo le meilleur pays), mais faire exclusivement du vélo ne suffit pas (et coûte un certain budget, car ça use beaucoup de pièces) marcher sur des kilomètres de routes, ne faire qu'un sentier, (le départ des autres à plusieurs heures de marche) et les difficultés à se ravitailler (peu de commerce, cher, et sur des axes de circulation routière) pèsent beaucoup sur une longue période de temps, et ce n'est pas vraiment plus calme qu'à Cilaos (moins d'hélicoptère, moins de résonnance, mais encore plus de laisser aller de la population chiens, sonos, bagnoles.

Cilaos... ce n'est pas "La Réunion"...

Cilaos ainsi que quelques lieux montagneux sont "miraculés" de cet indésirable aspect urbain.. Presque partout ailleurs sur l'île, là où c'est beau, c'est pas habitable: ce sont des lieux agricoles ou forestiers que l'on approche d'abord par la route en millieu densément peuplé, ce qui oblige à être confronté aux voitures (ou en utiliser une) pour s'y rendre, à moins de se trouver par une rare chance très près de la limite urbaine/nature, en même temps que très près d'un accès (la nature ne se parcours pas aisément sans sentiers),  sauf à Cilaos où il est aisé de parcourir le centre ville pour accéder directement aux sentiers qui partent de la ville même.  Sur le plan routier, un avantage indéniable: la circulation routière n'est pas agressive car toute voiture qui irait un peu vite s'éjecterait rapidement de la route et finirait dans une ravine, et en plus, la plupart des routes sont sans issus: le roulent que ceux qui vont à bras sec ou ilet à corde. La route de Cilaos saint louis circule relativement encore peu par rapport aux autres routes de la Réunion et sans la violence routière qu'on connaît dans l'Ain ou la Savoie Haute Savoie..

Cilaos est un "hub" de chemins de randonnée, et mérite d'ailleurs le titre de "capitale de la randonnée de l'océan indien": elle est au centre d'un réseau de sentiers permettant d'accéder à tout l'intérieur de l'île quasiment sans rencontrer une seule bagnole.

Dans les lieux encore épargnés tels Cilaos, la pression immobilière et routière "des Bas" monte peu à peu (Avec le sentiment d'insécurité on ne sait pas sur qui et quoi on va tomber quand on s'installe quelque part car ça "bétonne" de partout et on se retrouve facilement voisin d'un enclo à chiens ou d'un ado drogué à la musique de "zone"), et le tourisme aérien a retiré une bonne partie de la journée l'accès à la nature dans les lieux "préservés": quand il fait beau c'est le bordel, "la zone", "l'apocalypse now à l'heure du petit Déjeuner".

Pour évaluer cette composante "tourisme aérien" qui "passe au dessus de la tête des gens", il fallait le mesurer objectivement, j'ai installé 8h par jour un enregistreur pour évaluer le bruit ambiant, même pas dans la nature, mais à coté de chez moi: on remarque facilement que le tourisme aérien a un fort impact: c'est une véritable nuisance.
- Tourisme aérien: 10 survols à l'heure durant plus de 3 heures de temps (fin été à automne austral): c'est une nuisance globale importante doublée des problèmes de voisinage cristalisés autour des nuisances sonores aussi.
(détails à ce propos), je continuerais mes nouvelles mesures ici.

Avant de suivre l'illusion que  "l'herbe est plus verte ailleurs qu'ici" je dois composer avec le risque que ces problèmes que je rencontre ici ressurgissent ailleurs du fait que je suis hypersensible et que cette perception n'est pas plus  partagé ailleurs qu'ici (peut être avec un peu de variante quand même). Donc, ce qui me fait obstacle est non mentionné dans les témoignages ou publication sur tel ou tel lieu, c'est difficile à estimer sans aller vivre surplace: pour "tester" un possible lieux de vie, il n'y a guère que des vidéos de youtubeur qui ont filmé sans faire attention au micro de leur smartphone qui capte l'ambiance sonore par défaut, si ils se taisent un peu où ne mettent pas de la musique de fond: ainsi je sais que dans toute l'asie au dessous de 35° nord, les chiens enfermés aboient sans cesse et de partout tout comme à Cilaos...

Pour aller voir des lieux à la configuration différente, il faut voyager et m'adapter à des situations nouvelles, ce qui est particulièrement difficile pour moi... D'or et déjà, si je me lance dans ces recherches, j'éviterais les lieux touristiques et  surpeuplés, ce qui me fait écarter en fait les lieux trop paradisiaques au niveau du climat météorologique qui attirent les gens: éviter le soleil.
 Des lieux pas trop spectaculaire mais paisibles, plutôt pluvieux (là ou effectivement l'herbe est plus verte!) devraient convenir du moment que le température ne descend pas trop et que je puisse me ressourcer 3h par jour en moyenne à l'extérieur: un lieu plutôt subtropical + océanique avec un relief marqué.

J'ai en espérant bien sur que cela contribuera à améliorer le confort des lieux, lancé l'alerte comme j'ai pu pour la préservation du calme des lieux en extérieur qui sont une valeur locale: si Cilaos, ou au moins le cadre touristique qui l'entoure, ne convient pas à une personne qui a un besoin de nature et de ressourcement pour se soigner, ça n'est sans doute plus une "station de montagne ou de bien être", ou pas encore une "ville thermale" ou une ville de cure comme la mairie l'affirme: ce qui est salutaire pour ma santé est aussi un confort suceptible d'être recherché par les clients de cette ville, sans parler plus des oiseaux qui ont besoin de quiétude pour communiquer entre eux de loin: une chose est certaine: CILAOS dans le vacarme du tourisme motorisé est dévalorisée, son économie locale pourrait finir par en pâtir, sinon sa qualité de vie et toute sa société alors que ça devrait être un paradis local et la vitrine du tourisme à la Réunion et une mine d'opportunité de métiers enrichissants du fait du contact avec le monde entier dans un cadre paradisiaque...  Or, c'est la seule commune de l'île qui se dépeuple, sans que le calme revienne puisque le bruit est surtout fait par ceux qui passent seulement!!!

Jean Thevenet (septembre 2017)