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VIMÉO

Chantier de nettoyage de la forêt en cours d'invasion par des exotiques (longose).

Log faisant suite au dossier de cilaos-mon-amour.com

FORÊT DE LA ROCHE MERVEILLEUSE,

2019 (et fin 2018-bilan), page précédente.

Chantier Longoses:

2019-04 départ jusqu'à fin 2019-07
Je laisse les rhizomes sur le terrain pour l'arrachage de cette année, plus ou moins regroupés en tas hâchés: ils pousserons sans avoir le temps de s'ancrer et le volume de rhizome se réduira: c'est plus de travail que de tout regrouper en un seul énorme tas, mais récupère énormément de matière organique, et le transport final sera réduit.


Pollution sonore
Il y a bien moins de trafic aérien que l'année dernière, mais organisé de sorte de se concentrer plutôt en fin de matinée qu'au début. Jusqu'à 14h30 15h le merle-maurice impose son chant sur les lieux et depuis la reprise du tourisme aérien intensif on n'entend quasiment plus que cet oiseau à la place des endémiques (noté 12 avril 2019)
Je commence à cerner les principes en fonction des saisons, de l'humidité du sol et de certains cycles végétaux permettant d'optimiser mes travaux.
D'or et déjà ce qu'il ne faut SURTOUT PAS FAIRE avec la longose, c'est la coupe régulière en laissant le rhizome en place (sans l'arracher): c'est ainsi que l'ONF a tenté dans les années 1990 avant d'abandonner (mais il est à craindre que cette méthode soit tentée à nouveau) au plateau des chênes. Cela semble marcher au début mais abouti à une impasse: Au début c'est facile quand il n'y a que la longose, mais quand les plantes autres reprennent et se mélangent avec il devient plus compliqué de ne couper que la longose. Les repousses de longoses sont plus petites, mais plus couvrantes et font de plus en plus écran au sol. Le rhizome peut tenir plus de 10 ans sur ces repousses profitant du moindre relâchement pour émettre de nouveau des grandes tiges: si on fait le calcul, il faudrait pratiquer cette coupe 20 fois, en tenant compte de la difficulté grandissante à le faire quand il n'y a pas que la longose mais les autres plantes. Il est beaucoup moins de travail finalement de carrément procéder l'arrachage pur et simple du rhizome après une première ou une deuxième coupe, surtout dans les zones où c'est le plus envahi pendant que l'espace est dégagé: c'est peut être 5 à 10 fois plus de travail d'arracher, mais après la forêt peut se régénérer sur espace libre et il n'y plus qu'à  faire la chasse aux petites pousses de nouvelles graines ou de bout de rhizomes oubliés bien plus espacés: Ensuite c'est bien plus facile que de couper 2 fois par an un "gazon" de longose mélangée à la végétation endémique.

Quand il fait chaud et humide (été): priorité: aider les plantes locales à pousser, leur faire occuper tout le terrain: faire la chasse aux nouvelles pousses d'invasifs, les tirer, les mettre en tas avec les autres, remuer les tas pour défaire les ancrages des racines de la reprise sur tas (ce qui augmente la part qui compostera), et explorer la forêt en tirant tout ce qui n'est pas endémique et qui prend de la place de sorte que la forêt se régénère le plus rapidement possible et que les plantes désirées ferment l'espace, retardant ainsi les nouvelles invasions. Retourner les tas et hâcher en surface, de sorte que ce qui est dessous épuise les réserves à faire des tiges et des racines sans lumière: cela permet de réduire le volume de rhizome vivant.

Quand il fait chaud et sec en été: priorité: ramasse et regrouper les déchets vers des plus gros tas pour faire de la place, les  peu à peu près de l'accès routier, et faire la chasse au jeunes pousses, étaler les rhizomes récupérés dessous le tas à coté des tas pour qu'une partie se désssèche, les morceller, voir hâcher pour accélérer ce processus de compostage: ça sera moins à transporter.

Quand il fait frais et sec: priorité au concassage et arrachage des rhizomes sur place, soit en les arrachant tout en faisant levier avec la pioche, soit en les divisant sur place avant de les arracher par morceaux, laissés sur place et couverts de cicatrices de casse et de pousse ils se déssèchent et pourissent en partie le volume sera réduit en début de saison humide: les faire ensuite germer sous couvert, couper des feuilles pour recouvrir les tas déjà fait, arracher surtout l'herbe chiffon et le galabert-troène pour mettre dessous, de sorte que le contact des rhizomes avec le sol ne soit plus direct.

Bilan fin 2018/début 2019
L'ONF s'est attaquée fin 2018 (novembre) au versant est et sud est zone bruyante - odeur diesel (donnant sur la route), et j'arrache les gros rhizomes au nord-ouest région -chêne -route-forestière versant ouest--.
J'ai fait quelques tas hâchés, mais pour cette technique je risque de manquer de réserve de feuilles avec la rareté grandissante des longoses. Je continue l'expérience mais pour les nouveaux rhizomes, afin de ne pas avoir une quantité ingérable,  je les  laisse actuellement, et en fin de saison pluvieuse quand ils auront poussés (équipés d'une poignée de manutention que constitue la tige alors qu'ils sont pas encore fortement enracinés) je prévois d'en transporter un maximum à proximité de l'ancienne décharge de pneux  pour que ça soit enlevable en camion.
L'incubateur de moustique ici présent s'avèrait manquer d'efficacité, il a donc été rapproché des lieux où stationnent les touristes, ce qui permettra aux insectes de trouver du sang et mieux se reproduire durant la période de  ponte qui justemente coincïde avec l'affluence estivale des touristes venant stationner à proximité d'ici,
 C'est idéal car on est juste l'été où est maximale la présence des touristes locaux venant des zones ou s'est répandu la dengue.  Avec un peu de chance l'anti-promotion  que ferait un problème sanitaire pourrait faire baisser la fréquentation touristique, réduire la quantité de crottes et laisser les oiseaux un peu plus tranquilles: voyez: faut être positif!

Heureux évènement fin 2018, et pas des moindres: les Gilets Jaunes ont perturbé le tourisme de luxe au point de réduire le bruit des hélicoptères de tourisme au niveau de l'avant 2014: il y a eu seulement 2 à 3h de concert d'hélicoptère le matin au lieu de 6: l'année 2019 débute du coup avec une quasi absence du Merle Maurice et une très forte activités des oiseaux endémiques qui ont pu défendre leur territoire, se reproduire et mener à bien les activités de nourissage des poussins, moins contrariés par la pollution sonore et des intrusions de merle-maurice plus rares. Par contre il y a beaucoup  plus de chats, leur présence est carrément visible, on les rencontres en chasse dans la parcelle et opérant à plusieurs. Il y a plus de chats que habituellement, probablement que  les gilets-jaunes ont freiné aussi les interventions de lutte anti-prédateurs-introduits, l'association s'occupant de cela étant basé dans les bas. Mais les oiseaux sont tout de même tellement plus nombreux qu'il semble en début d'année que plus de chats mais moins d'hélicoptères semblent apporter un bilan tout de même positif, on est acceuilli par plein de bruit d'oiseaux des qu'on entre dans la parcelle. Le plus spectaculaire est l'augmentation de la quantité de chakouats et de oiseaux-lunettes (voici ici, un gazouilli, qu'il est rare d'entendre).

IL MANQUE QUE DES SCIENTIFIQUES opérent un suivi rigoureux du peuplement des oiseaux sur une telle parcelle, on ne peut pas se contenter en effet d'impression subjectives, il serait intéressant de quantifier l'impact des évènements sur les populations d'oiseaux..

Vous pourrez écouter les ambiances sonores regroupées dans cette play-liste youtube. Il suffit de cliquer sur les index dans les commentaires pour écouter des chants repérés.
Pour l'aspect visuel de la forêt, les états des lieux, j'en tiens compte au moyen de petites séquences vidéos
 
J'ai aussi regroupés les séquences-oiseaux qui valent la peine d'être montré.
Le suivi jour après jour de merdes-touristes pourra intéresser des insectologue et des mouchologues, on voit que les décomposeurs ont un niveau d'activité digne de celui de l'administration de ce pays, c'est pourquoi c'est.. "la merde".

Suite au dégâts du braconnage et du tourisme trop chiant (oui,
au pied de la lettre) J'ai tenté de retirer les photos de streetview: elles sont restés alors que je les ai supprimés. Du coup elles sont resté visibles tout en libérant l'espace google-drive (qui, saturé, ne permettait plus qu'ajouter des photos floues de 3Mpx, celle ci  a été refaite du coup sous autre compte pour le vérifier), Cette opération a libéré 12Go sans détruire finallement ces photos: de quoi en refaire énormément de nouvelles photos sur l'ancien compte et aussi nettes que les anciennes!
 Je pourrais donc en refaire pour témoigner de la différence avant/après restauration, avec la précaution que ça ne soit pas "intéressant" et attrayant pour les saccageurs (il faut juste éviter que ça soit trop beau!!!). Sur ce point, un nuage de point street-view ne montrant qu'un fouilli végétal ne semble pas attrayant pour les touristes, mais pourrait servir aux braconniers: il faut donc éviter les plantes remarquables dans le champs de l'appareil photo.

Nuisance tourisme: il est clair que l'approche des lieux n'est pas la même lors des vacances d'été que Juillet-Août  et surtout Octobre-novembre: les touristes sâles (les faiseurs de cacas partout) semblent se concentrer sur les périodes juillet-août et octobre-novembre qui concentre les vrais touristes; ceux venus juste pour "consommer" le paysage, le voir et s'en aller, différents des touristes affinitaires et des vacanciers qui visitent le pays où habitent leurs amis ou leur famille. Cette recrudescence de comportement très sale se produit essentiellement le matin et augmente depuis l'hiver 2015 et ces incivilités sont finalement à mettre sur le compte des agences de voyage et du tourisme "façon IRT" qui ont fait la promotion du parcours, sans qu'il y ait de chiottes pour déféquer lors des haltes ni de sensibilisation à la fragilité d'une forêt insulaire, et primaire et de plus en restauration.
 
Les touristes locaux et affinitaires n'ont pas changé de comportement, Par contre, ils provoquent eux aussi les dégâts d'enfants (qui s'accrochent aux pousses de plantes ou sont BRUYANTS)

Récurrent aussi (mais tendance à la baisse la sensibilisation commencant) on ceuille aussi la faham en famille (et ce pillage a vidé la forêt de ces orchidées qui ne repoussent que d'un cm par an). Enfin le braconage lié au trafic (on déracine ou l'on coupe des arbustes et arbres rares, on rammasse la fahan par dizaines de kilo jusqu'à la dernière pousse et on vend au marché) a fortement blessé la forêt en novembre, pour un bon siècle. Pour les cris d'enfant et jouer à tarzan, plus facile dans une forêt débarrassée des plantes invasives qui l'a fermait, une sensibilisation par pancarte s'impose