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ÉMOTIONS et communication "autistique".


Il est souvent dit que chez les autistes:

Communication: un autiste peut faire des conférences et la description de modèles atemporel, mais ne peux pas réellement discuter ni raconter une histoire.

Les émotions se résument à un lot d'émotions simples, comparables à celle d'un enfant.
Le mental paraît mature, mais le message est a-émotionel, isolé de ce coeur émotif et les conversations seulement sur des sujets techniques...

Habituellement la conséquence de la non perception des "codes non verbaux" est de continuer à parler d'un sujet qui n'intéresse plus l'autre et le gave, et de sentir que ça ne fonctionne pas que l'autre ne comprend pas et d'en rajouter avec des précisions techniques.
Il faudrait comprendre émotionellement que ce que l'autre veut n'est pas cette information qu'on lui envoie, mais être séduit, et rectifier en fonction de signaux non verbaux qu'il envoie (expressions faciales et attitudes corporelles).

Le décodage et l'interprétation n'est qu'intellectuelle chez l'autiste, et pas assez rapide pour fonctionner en temps réel, c'est en passant en revue durant plusieurs jour "le film" de la conversation qui a échouée, qu'est mis à jour le mécanisme du foirage de la conversation et c'est avec regret que l'autiste se dit "j'aurais du...".
 
Converser pour un autiste n'est pas du lien social mais un échange d'information:
Généralement les NT se servent de conversations-prétexte pour assurer un lien social. Chez les autistes, ce qui assure cette fonction est caché par ce que ça fait plouc: c'est des "bruit de contact" (comme oiseaux ou animaux), des gloussements et des câlins: communication généralement évitée car inadéquate et mal acceptée et associée à un cumul d'expériences traumatisante de REJET, y compris de l'autiste par rapport à cet aspect de lui même qui cherche à ne plus passer pour un débile.

Une relation "amicale" reste une simple "relation de travail" servant à l'ammassement de données pour comprendre le monde (mais pas le vivre, pour le vivre il faut un véritable lien intime), il est souvent dit que les autistes ne sont pas attachés à leurs amis, se détachent facilement: c'est faute d'observer des amitiés réelles où l'attachement accompagné d'une intimité peu commune chez les NT (et rarement accessible), est alors bien plus fort, au niveau d'un lien amoureux ou d'un lien parent-enfant: Si un psychanalyste parvient au fameux transfert avec un autiste, c'est "un transfert adhésif" dangereux et ça tourne au drame de l'attachement à un humain pas-ami (risque de suicide, déjà que la psychanalyse est une perte de temps mais en plus c'est dangereux).

La plupart des autistes ont, selon moi, souffert d'une problématique qui rend le contact physique émotionellement toxique (et donc l'attachement et la relation véritable peu accessible).

Bébé ou enfant existe un problème insoluble en cas d'inadéquation sensorielle: impossible d'expliquer ce qui doit être corrigé quand les câlins ne sont pas donnés comme il faudrait (pas assez de pression, contact trop partiel, odeurs de parfums, vins, ail, oignon, déo, lessive à l'hédiome...), d'autant plus avec la carence de la communication par le langage et par le regard: L'autiste grandit donc dans une carence de câlins et une  protection dit "bulle" par les NT, avec une colère interne très violente, devenue tristesse interne et à force, colère interne.
La protection des sentiments se paye au prix fort: celui de ne pas connaître l'attachement, peu d'émotions, sinon de la passion quasi obsessionnelle pour des intérêts spéciaux et d'abandonner la sensualité du corps (la plupart des autistes sont négligés PHYSIQUEMENT, leur corps se tient mal, est mal nourri).

Le langage verbal correspond à des notions difficilement accessibles ou abstraites chez les autistes: les mots porteurs de concept amalgamés avec des idéaux sociétaux tels que "amour", "amitié", "dignité", "sentiments" on un sens autre et il serait vain de tous les redéfinir car c'est la perception même de leur concept qui est différente.

Je suis moi même en butte à ce problème en employant ces mots.

Le mot Amour est le plus difficile de tous à utiliser: le mieux est de ne pas l'utiliser: il est trop galvaudé et génère un maximum d'erreurs d'interprétation du texte.

Disons que l'Amour est aussi un lien holistique de nature gravitionelle qui explique la négatropie des êtres conscient, un lien physique oeuvrant à la cohésion de l'univers et permettant à la conscience de remonter le temps (ce qui permet l'attention dirigée et différencie la conscience de la seule intelligence)