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LES COMPLICATIONS PSYCHOLOGIQUES.

Ce qui ne semble pas provenir de l'autisme mais existe en tant que conséquence d'avoir vécu autiste.

- Le stress et la frustration
de ne pas partager réellement devient une tristesse de solitude endogène augmentant la sensibilité au stress.
La colère issue de la tristesse intériorisée teinte tout apport sensoriel de ressenti d'agression (proto-paranoïa perceptive)

- Ne pas communier dans les rapports physiques provoque un contact (câlins et tendresse) vécu comme inadéquat voir toxique et étouffant: plus tard une sensualité carencée auquel les adultes n'ont plus accès naturellement, ce qui complique les expériences de réparation, d'autant plus que des érections peuvent survenir et ajouter un problème supplémentaire (craindre d'avoir une sexualité forcément inadéquate)

- Ne pas communier dans les échanges visuels des expression faciales, prive de ce qui constituerait 70% du langage humain, et plus même quand le but de la conversation est le lien social et non le seul échange d'informations verbales.

- Ne pas communier dans les échanges intellectuels, à cause d'une perception différente de la globalité et des détails.
 
PIRE ENCORE: "bloquer" sur des définitions, des protocoles et des concepts par impossibilité de se synchroniser à la perception réelle ou supposée de l'autre (ce qui revient à partager des tas de trucs compliqué en n'arrivant pas à comprendre ce que l'autre veut dire et vive versa et à finir par se jeter)
 
Au niveau perceptifs les détails sont isolés d'un tout peu visible, mais au niveau mental et pour compenser, le recours aux modèles (théories) tente de palier cette carence d'appréhension globale du monde.

- Ne pas appartenir à un groupe et à une culture: Ne partageant pas les mêmes perceptions, se  ressourcer dans la communion d'un ressenti d'appartenance est peu probable: un autiste est souvent plus étranger dans son pays (en tant qu'extra-terrestre) que dans un pays étranger (en tant qu'étranger du pays).

"jouer le jeu" mène à réussir une appartenance à un groupe ou à se lier avec un "ami", mais sans se sentir entièrement admis (comédie, et si c'est devenu inconscient: "faux-self").

La construction "faux-self" ou "faux moi" peut être un outil pour initier une relation puis accéder ensuite à une approfondissement de la relation donnant accès à des partages plus satisfaisants, mais quand on s'y est investit et qu'on a fait de ce jeu une façon d'être "soi" on protège cette structure de soi aux dépend d'un partage réel et intime affectivement.

 Le mental des NT est une surcouche "logicielle" de la personalité construite en oignons sur divers symboliques et rapports au monde qui sont comme des langages d'interprétation usant de symboliques appropriées à chaque stade du développement du psychisme auquelle on accède par des passerelles émotives (symboliques, codes): ça permet de s'émouvoir et de travailler sur soi en usant de méthodes de psychologie analytiques.

Chez l'autiste, cette structure diffère et consiste plutôt en un noyau "dur" constitué d'émotions simples et primaires, entouré d'un mental "coque" construit d'un bloc et a-émotionnel "qui pense comme un ordinateur" et qui n'a que peu évolué depuis l'enfance à part l'accession à un vocabulaire plus riche.