index 
Pour me contacter:
jean.thevenet.3846@free.fr
précisez "mouarf" dans le sujet.

LE PACKING aurait été une bonne idée dans le principe d'une expérience sensorielle plus concrête que du bla bla, mais tel qu'il est servi il est vécu comme une expérience sensoriellement désagréable où on se sent seul et incompris, et même manipulé et violé dans son intimité corporelle.

Dans mon interprétation des choses, il se peut que l'autisme entraîne automatiquement pour des raisons de non adéquation sensorielle des troubles périnataux plus marqués et que se faire entourer et contenir fermement puisse être la réparation d'une expérience de naissance vécue comme l'arrivée dans un monde froid et agressé sensoriellement sans un recours suffisant aux sensations de lien rassurant à la vie (déficit du taux de l'ocytocine). Les troubles périnataux concernent probablement beaucoup plus de gens, pour ne pas dire... tout le monde!

On a tenté d'imposer "le packing" à des autistes dans une version jugée inhumaine (moi je n'ai pas subi cela, mais c'est ce qu'on dit), une expérience particulièrement traumatisante, jusqu'à que ça fasse scandale dans le milieu médical (en gros cela consistait à entourer de draps humides et froids sans contact humain et à interroger la personne en prenant "un aspect paternel").
 
- l'ingrédient thérapeuthique est un contact physique réparateur de ce qui a manqué, et même manqué d'humanité dans le ressenti traumatisant.

En imposant un contact désagréable non humain, et sans consentement on a TOUT-FAUX. Tant bien même le ressenti corporel serait positif.
Questionner la personne autiste alors qu'elle est en cours d'expérience sensorielle n'est pas judicieux: ça lui oblige à gérer une interraction verbale en présence d'une sensation forte.

Le packing comporte aussi l'idée du transfert de chaleur: si c'est froid au début pour être chaud ensuite ça devrait en théorie provoquer un transfert de chaleur réparateur des problèmes périnatal, on attendrait en effet une expérience sensorielle positive pour réparer la naissance (et pour sentir les "limites paternelles"?!!!).

Pour espérer un résultat positif, de mon avis et en sondant en moi ce qui me ferait vraiment du bien, en tant que pratique corporelle:

- Pas de contact humide et froid, mais une compression du corps obtenu par des bandes de tissu élastique sèches: essayer petit à petit, tester... etc.
Pouvoir aussi être aussi tenu dans les bras d'une personne rassurante et faire l'expérience de ce contact avec ou sans l'aide du tissu élastique, ajuster la pratique selon les besoins complètent ou rendrait positive une expérience sinon, probablement frustrante.

- Avec consentement,  sachant que le cadre sociétal actuel s'oppose au contact physique et que on s'est conditionné pour s'adapter à la survie sociale, s'avouer un besoin de contact physique représente une démission, et ce consentement est peu probable sans pratiques de préparation.

- L'absence de parasitage par l'analyse mentale: Questionner la personne alors qu'elle est en cours d'expérience sensorielle  lui oblige à couper le ressenti pour gérer une communication, pour un autiste c'est une expérience terrible car elle provoque une invasion sensorielle associé à une interraction verbale.

L'usage de la parole ne devrait servir qu'à ajuster la pratique (pour demander d'ajuster la position par exemple, ajuster le serrage, ajuster une étreinte)

L'analyse mentale de ce qui a été ressenti devrait être confiée entre les séances, non pendant...


Transferts de chaleur associé à une contenance physique HUMAINE.

L'expérience consisterait à faire un transfert de chaleur d'un corps chaud vers un corps qui a froid: le partenaire chaud doit être à la limite d'être en excès de chaleur mais sans être au point de transpirer.

Je commence à la tenter mais il faut pour cela

- Un ami costaud prêt à coopérer.
- De l'eau très froide (si pas assez froid, le corps se refroidit globalement trop mais pas asez en surface pour créer la sensation adquéates: pour aller dans cette eau froide il faut en avoir envie: faire une activité physique avant, avoir bien chaud, se raffraichir, traîner un peu, grelotter, et aller se blottir au chaud dans les bras de la personne qui attend, dans un nid d'herbe ou coin bien planqué, au chaud, de donner sa chaleur corporelle qui devenait juste exédentaire: ça doit lui faire du bien aussi, pas la frigorifier.

 L'autre doit aussi être assez similaire à soi ou sinon, plus grand et costeaud, mais en tel cas ça ne marche pas dans le sens inverse (pour lui faire la même chose pour qu'il partage): si on est un homme athlétique ça ne marche pas avec les femmes où les personnes qui sont un peu grasses pour des raisons d'impédance thermique.

Cette pratique est à faire torse nu dans l'idéal mais fonctionne encore avec des vêtements léger en coton ou lin si la chaleur passe bien à travers.

Le moins que je puisse dire, c'est que il faut faire des essais d'ajustement techniques pour réussir le transfert de chaleur et finir par faire des expérience émouvantes et sensoriellement positives...  

Pour éviter de devenir une limace gluante la personne chaude ne doit pas être en excès interne de thermie provoqué par un métabolisme accéléré par l'effort, mais en simple inertie thermique et chauffée passivement. Il ne faut rester en limite haute mais pas pas sortir de la zone de confort thermique pour la personne chaude, l'ajustement doit être fait au seuil d'avoir chaud, mais pas encore au seuil de sudation et le contact avec la personne froide absorbera le peu d'excédent de chaleur. Pour la personne froide, il faut être au point de grelotter mais pas encore en hypothermie, et pour augmenter le gradient de température, le mieux est d'avoir nagé dans l'eau froide sans pour autant être glacé à l'intérieur.
De ce fait le transfert thermique passe d'un corps chaud en surface à un corps froid en surface et la sensation est obtenue avec plus d'intensité.