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Ne connaissant, depuis mon plus jeune âge, qu'une condition physique proche de celle d'un ahlète, je croyais un peu naïvement que  la propulsion musculaire utilitaire était une solution alternative au pétrole: la propulsion musculaire optimisée, voir collectivisée (mise en commun dans des vélotrains par exemple), pourrait être efficace et aurait réglé simultanément 3 problèmes:

- Le syndrome métabolique  de manque d'endurance aérobie avec ses complications tels le surpoids, le diabète et l'insuffisance cardio-respiratoire

- Le paysage moins défiguré: les infrastructures dédiés à la propulsion musculaire étant moins lourdes, même si on doit avoir une conception similaire aux trains pour optimser le faible rapport puissance/poids de la propulsion musculaire.

- glisser vers un changement de gabarit les moyens de transports terrestres; si assistés et motorisé, et profitant des mêmes infrastructures, consommation de l'ordre de 10wh/km par personne au plus, soit 10 fois moins qu'actuellement, pour des vitesse moyennes comparables.

Mais en pratique la population jugé encore "saine" n'a que 10 à 20 fois moins de ressources disponibles qu'un athlète d'endurance  (et non en condition compétitive)
Un athlète d'endurane amateur est au 3/4 puissance comparable aux champions non dopés, et à 1/2 fois puissance comparable aux champions dopés du cyclisme sur distances correspondantes à quelques dizaines de km.
Toute personne qui n'a pas de voiture et fait tout à pieds et à vélo, sans fumer ni s'alcooliser est bien plus proche de l'athlète d'endurance non dopé qu'une personne sédentaires (vers 75% au lieu de 7% des limites humaines "normales").

Avec un potentiel d'énergie de mouvement se situant entre le quart et le 16eim du potentiel "normal", la santé moyenne acquise dans le mode de vie tout voiture et urbanisation ne permet pas d'être prêt à se déplacer musculairement pour la plupart des gens: c'est physiologiquement impossible.
Le concept de déplacement à basse consommation pourrait cependant utiliser l'électricité (c'est le cas avec le vélo assisté électrique bridé 250 watts), et avec aussi peu de besoins que si on avait conçu les déplacements pour que l'énergie musculaire soit suffisante, donc sans représenter d'un coup un doublement des centrales nucléaires: ça serait viable, en exigeant moins de 10wh/km par personne, valeur qui peut assurer des vitesse moyennes allant de 5km/h à 100km/h suivant l'efficacité des plus mauvais vélo électrique au trains.

10 wh/km suffisent largement pour atteindre les vitesses moyennes qu'on a l'habitude actuellement pour nos transports terrestre, sauf l'avion. Pour ce dernier, un seuil technogique doit être dépassé: la maitrise de la magnéto-hydrodynamique et une source d'énergie basée sur la maitrise de l'anti-matière: encore de la science fiction, besoin de beaucoup plus de puissance encore, mais en allant 10 à 20 fois plus vite sans onde de choc et même la plus grande partie du trajet sans frottement. Faute de cela on consomme une énergie dingue à brutaliser de l'air sur des milliers de kilomètres.

  Les moyens de transports individuels simples seraient donc lent et économes (similaires aux scooter, vélo électriques ou petits quads routier plus profilés), mais on s'en fout car les distances étant petites, et on irait plutôt plus vite avec ces petits véhicules moins encombrants que "vraies voitures" en raison du désengorgement des zones urbaines et périurbaines. Et pour les grandes distances ça serait des véhicules collectif avec une utilisation plus rapide des mêmes quantité d'énergie pour un temps plus court, pourvu qu'on se cantonne à 10wh/km/personne.
Des moyens de transports connus terrestres, seul le train répond déjà à cette condition, si il roule complet pour le train "corail" jusqu'à la vitesse sur rail de 150km/h (moins de 10wh/km par passager).

L'avion ne devrait pas pouvoir être utilisé sans limite et remplacé autant que possible par des bateaux à hydrofoils qui iraient sur l'eau à des vitesses comparables à celle des trains sur les continents. Tout devrait inciter à ne prendre l'avion qu'en cas d'urgence...

 Ayant une partie de ma vie à la Réunion et l'autre avec ma famille restée en métropole, je suis confronté à la question de l'avion une fois par an, j'économise sur le chauffage de la maison et de l'eau et n'utilise pas de voiture, mais rien que l'avion une fois par an sur une telle distance équivaut à 2 litres par jour: je consomme autant de kérosen que l'eau que je bois! Ce n'est très cohérent d'avoir "2 vies" aussi loin et de faire le voyage si souvent.
Avec un quotas limité à 3 à 5 fois le métabolisme pour nos moyens de transports (entre 1 et 3 fois le métabolisme d'athlète) l'équivalence énergétique fait 8 à 20km par jour équivalent voiture an 2000 et avec de l'énergie produite de façon non polluante: on en est loin avec le mode de vie que tout terrien aspire à atteindre hors de la pauvreté: la nature fixera peu à peu ses limites si on ne change pas de nous même, ça ne restera pas possible de continuer comme cela...