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jean.thevenet.3846@free.fr
précisez "mouarf" dans le sujet.

La communication via forums: retour d'expérience.

En résumé
Ça marche mal depuis 2009 (depuis que c'est généralisé facebook)

Ce qui marche: les échanges techniques.

- la technique photo, d'ailleurs la photo est l'un rares moyens de communication transportant une charge émotionelle à distance, avec la musique.
- les programmes d'entraînement de sport: beaucoup de données sont échangeables grâce aux cardio, mesures, GPS, cartographie.
- des sujets techniques variés, sous réserve que ces échanges restent basés sur un important flux d'informations et ne soient pas qu'une stratégie de pare-émotion (une relation de demande affective déguisée en relation "de travail" sur un "intérêt spécial") .

Je suis en correspondance intensive avec un passionné de photo 4pi stéradian, j'ai été en correspondance avec des amateurs d'orchidées, et je coach parfois des adepte de sport fitness ou sport compétition. En résumé j'oriente ces pratique pour puiser le plaisir dans une zone de confort, changer de but: le plaisir avant le but égotique, l'utilité et la santé avant la performance pure, cette dernière coûtant à la fois beaucoup de temps de vie eu usant rapidement les organisme, pour quelques pourcent de gagné c'est cher payé.

Ce qui ne marche pas:

- Les échanges par forums ou mail avec des personnes en manque de relation affective et en attente d'intimité physique, surtout quand elle désirent  me rencontrer tout en ayant peur des conséquences émotionelles: ces relations deviennent ambivalentes et carrément stupides: ça fait perdre du temps à tourner autour du pot pour finir par tout faire foirer et c'est d'autant plus affligeant que j'aimerais moi aussi expérimenter des partages plus raprochés.

- Tout ce qui est échange pour renforcer une identité sociale: par exemple, les autistes se regroupent sur des forums pour s'affirmer une identité d'autiste, laquelle identité est conforme à un idéal pour regarder les autres "de haut". Souvent, ce renforcement d'identité va contre l'ouverture qui permettrait de partager une relation, voir une amitié.

 Quand il en est ainsi: on ne peut communiquer que de loin mais pas de près, et en plus le sujet technique n'avance pas ou est dérivé en dillapidation, voir addiction au jeu de la guerre à qui aura raison: je ne veux plus de ça et me dégage de ce type de relations..


Je m'exprime difficilement sans passer par une théorisation: c'est mal accepté et on me "jette" souvent sur ce motif, j'ai échoué (ou réussi mais sans le savoir vraiment) à faire passer le message du "fire-wall anti amitié" qui explique ce que j'explique dans les lignes ci-dessus en couleur ,
J'ai tenté le parallèle avec les théories psychanalytiques de différentes écoles, en tentant d'expliquer la logique du développement de l'enfant qui expliquerait qu'à l'âge adulte on a besoin de câlin et d'une certaine forme de sensualité qui n'est pas celle des rapports sexuels: cela n'est pas accepté: soit c'est vrai mais dénié, soit c'est faux. Dans d'autres domaines, "j'échoue" à faire admettre la connexion avec la sensibilité à la nature (je me fait "jeter" ou rencontre une indifférence totale et de la non-réponse).

En fait, ce qui ne marche pas, c'est que c'est du conflit d'intérêt vi à vis d'une construction sociale investie dans la communication qui sert à amorcer les relations à distances: la sensibilité émotionelle et infantile nuit à la structure d'adulte accompli qui maintient une vie réussie sur le plan matériel et intégration sociale (avoir travail+ femme + enfants + intégration sociale), et sur le plan du contact avec la nature, ça nuit à l'économie, en particulier au tourisme de consommation de masse..

Existe aussi le fait que la communication structurant une relation construite à distance peut servir à reproduire la problématique émotionelle majeure qui est la conception de la vie dont on ne peut pas sortir faute d'intégration suffisante (revivre sans cesse le drame qui est la trame de sa vie), en l'occurence reproduire une expérience de rejet ou l'abandon de l'autre: je cite (ça qui m'a décidé à écrire cette présente page) cette expérience récente (2018) avec un autre adulte aspi mis en relation avec moi par le CRA local: il a fallut saborder notre échange faute de pouvoir s'aborder.
Quand je me suis trouvé sur la même île que lui est dangereusement près et risquant une véritable rencontre, nous avons rompu toute communication.
 
Mais cet échange ne fut pas nul: il m'a trouvé un truc du coté des théories de  psychanalyse qui résonne avec mon cas (si au moins ça pouvait servir à convaincre quelqu'un de me serrer dans ses bras?!) . On s'est quitté après les missiles à mach 20 ou autre concept a-émotionnel et quand la tentative fut faite de parler de nous, de nos vies et de nos expériences personnelles, de notre vécu, avec, de plus le "risque" de se rencontrer nous n'avons pas fait La Réunion.

CE DONT JE SUIS CERTAIN.
Les relations potentiellement affectives se soulagent à peu de frais quand on ose s'aborder (il suffit de se POUVOIR se prendre dans les bras, de se regarder ou de rire, de partager un lieu), mais si le non-contact est maintenu, tout se sublime en stratégies de résistances à la frustration et en ambivalence et généralement, ne reste qu'une communication à distance purement a-émotionel pouvant perdurer sur le plan technique.
Si ce plan technique est la psychologie cela revient à n'étudier que la partie morte de la personalité (laquelle peut répondre à une théorie car entropique), mais le problème de la psychologie c'est que ça concerne une partie du corps auquel on est identifié (le corps mental), quand ça commence à avoir un sens, c'est la part d'identification affilié à ce corps-mental qui  n'accepet plus d'aborder le sujet: c'est la coupure de communication pour retarder la rencontre devenant possible, donc redoutée, ou l'installation d'une fausse relation, allégée, sans sucres ajoutés à moins de se consoler avec des gâteaux...