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précisez "mouarf" dans le sujet.

J'ai compris que j'éprouvais un besoin d'être serré dans les bras: un besoin d'être entouré fermement, soulevé et porté comme on le ferait à un enfant, un besoin de câlins, différent  de ceux qui servent aux préliminaires sexuels ou sont "codifiés".

J'ai découvert par "accident" le bien que faisait d'être tenu dans les bras et j'ai vécu ainsi le soulagement de pleurer la tragédie personelle d'avoir des années lutté en armure émotionelle au dépends de moi même durant la moitié de la vie.

J'aimerais que quelqu'un d'entreprenant se penche sur le problème de la rareté des échanges permettant une initiation SENSORIELLE de la rencontre humaine: la première couche de partage de la vie qui concerne probablement en premier lieu les autistes mais pas seulement eux: il serait temps qu'il existe des groupes et des endroits pour travailler cela entre adultes (et entre aspis), en particulier pour ceux qui n'ont pu se satisfaire de leur vie de couple ou qui n'ont pas accédé à une compagnie, ou qui vivent la vie de couple et la compagnie en état de sur-adaptation sociale ou dans un jeu qualifiable d'hypocrite avec soi même, juste pour résister à ce genre de besoin.

Il faudrait instaurer un cadre de confiance pour ne pas faire reposer cette confiance sur une seule personne: il faudrait une structure où l'on est plusieurs à pouvoir se relayer: le besoin peut s'avérer très lourd et je pense que ce que j'ai pleuré de soulagement donne une idée du quantitatif auquel s'attendre: la charge émotionelle cumulée durant des années de retenue.