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précisez "mouarf" dans le sujet.
J'ai depuis quelques années une forte quête de me faire être entouré dans les bras, massé et malaxé ou porté, serré fort dans les bras de quelqu'un de grand et fort par rapport à moi (ou au moins proche de mon gabarit mais fort)
Un autre autiste a réalisé mon rêve dans ce livre citant le témoignage des effets sur Thibault de cette pratique que j'ai transmise: Thibault 50 Kg a eu la chance d'avoir un costaud de 100Kg grand de 2m disponible au quotidien dans sa jeunesse, et l'autorisation de le faire à temps, encore adolescent, pour prendre un nouveau départ.


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Lire un extrait : Un espoir funambule

 Je veux rattraper cette carence de sensation du contact humain issue de ma non-vie (tout dans le mental, rien dans le vécu) d'enfant autiste, avant que ça ne soit plus possible (la vie passe vite et le corps vieilli). Ce n'est pas une quête sexuelle, mais plutôt de refaire l'expérience "adaptée" d'un câlin.

Quelques personnes me prennent dans les bras, mais dans le cadre de l'affection. Peu ont la force physique de me faire ce que j'ai besoin et même, c'est quasi jamais spontané (en règle générale ils ne sont pas assez forts ou de grand gabarit pour me serrer ou me porter comme je voudrais, ne sentent pas ce que j'ai besoin, ou se sentent gêné par un contact plus fort qui est tout sauf symbolique: ce n'est pas le geste d'être entouré dans les bras qui compte pour moi, mais la sensation physique d'être pris et maintenu très fortement serré.

Ce besoin ressemble à celui de l'autiste célèbre Temple Grandin qui a fabriqué une machine à serrer pour sentir son corps tenu et compressé sans avoir à gérer le problème "humain" (une solution dont j'aimerais diposer, ça suffit pas mais serait au moins partiellement palliatif, pour les serrages forts).

Je l'évoque ici, par ce que je crois, à force d'investigation, que ce besoin n'est pas rare et que vous avez quelques chance d'être interpellé, même si c'est pas forcément associé à un besoin de serrage fort qui semble plus d'ordre autistique. Le besoin répandu est au moins celui d'expérimenter un "câlin" tel qu'on ose rarement adulte: on ne s'en donne pas le droit ou on en a peur et si on tente d'analyser cela on se perd dans toutes les conneries de la psychanalyse. On est aussi dans un monde de brute ou l'Autre, si non intime est plutôt potentiel ennemi que potentiel ami non digne de confiance.

Toute cette confiance se construit dans des relations d'abord légères et superficielles avant de se consolider dans le temps, cela nécessite au début de multiplier des rencontres et des partages dans des situations que je n'assume pas (bars, repas dans lieux hostiles, activités partagées alors que je ne peux pas gérer deux choses en même temps, partager identité culturelle... etc et généralement le temps de tourner autour du pot avant de se prendre dans les bras se chiffre en décennies).
 Les gens ont eu plus ou moins besoin de câlins, mais ils n'étaient pas en tant qu'enfant forcément disposés à les recevoir, et un adulte continue un tant soit peu à avoir des besoins d'enfant auquel il se doit de résister si il tente de se sentir adulte, et cela d'autant plus qu'il est enfant dans le fond et en aurait plus besoin (plus difficile à admettre surtout chez eux qui font leur masse, et chez ceux qui en fait, en ont besoin)...

Réfléchissez y donc POUR VOUS si déjà, vous avez lu ça....