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Plus j'expérimente ce contact, dans lequel je me sens enfin accepté, moins le ressenti de rejet que j'éprouve du monde entier et ma révolte intérieure sont présents et frustrants, moins mon autisme est apparent.

Du fait d'un autisme dit d'Asperger" (enfin recconu à l'âge de 37 ans), j'ai vécu dans ma construction de vie le rejet de moi même par les autres humains (non partage de perceptions différentes), sur un plan physique. Bien que je sache mentalement, au moyen des symboliques usuelles qu'on m'accepte ou que je suis ami de telle personne, cela ne me convient pas si je n'expérimente pas la preuve par l'acceptation physique du corps (câlins, prise dans les bras).

Les autistes ont généralement peur de ces contacts, et peur d'être touchés,  peut être par ce qu'ils en ont besoin, mais aussi par ce que ces contacts, lors de l'enfance surviennent brutalement sans communication partagée préalable pour s'y préparer, alors que l'autiste peine déjà à gérer autre chose ou est "occupé" (il ya un problème de disponibilité et d'envahissement sensoriel compensé par une hyperactivité mentale).
La sensualité inadéquate (ou la sensation d'insécurité vécue à l'heure...) des expériences habituelles serait ainsi généralement traumatisante et gâche à tel point ces partages à l'âge normal de le vivre (plus ou moins chez toute personne mais à plus forte raison en cas d'autisme) que le contact humain est ensuite vécu plus tard comme toxique: on connaît l'exemple médiatique de Temple Gredin et de sa machine à câlins pour se réparer d'une telle carence d'étreintes et ne pouvant même pas l'accepter encore de la part des humains, et diminuer son stress et du coup réussir ses études et réussir à accepter des câlins.

Là ou l'autisme explique peut être une telle différence, c'est qu'il ne s'agit pas d'un contact tel que les gens le font spontanément, mais assez spécifique. L'ayant partagé avec d'autre témoignages, j'ose affirmer qu'il s'agit de quelque chose de plutôt général chez les autistes qui ont réussi à sentir ce besoin.
Description du besoin...

... et tout cela n'est pas si évident pour les personnes  qui "veulent bien aider", mais s'arrangent souvent pour que ça se fasse jamais...