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Du fait de l'autisme (enfin recconu à l'âge de 37 ans), fut par ce diagnostic expliqué au moins en partie la nature des troubles cumulés depuis la naissance (physico-sensoriels) et de bien d'autre choses: j'ai vécu sur un plan physique, et à répétition, un "drame" du rejet physique des humains, fixé à une symbolique corporelle. J'ai beau me savoir accepté, ça n'est pas concrêtement vécu si je ne fais pas l'expérience d'un accueil corporel. Habituellement les autistes sont connus pour refuser les contacts physiques. Dans mon cas, c'est devenu le contraire, et je crois que ce qu'on a peur, c'est parfois ce qu'on a trop peur de désirer, le contact corporel étant lié à un traumatisme de rejet il est en effet difficile à vivre car associé à un "drame", à tel point que certains aspects de ce contact physique demandent une approche peu commune, en faisant référence à Temple Gredin qui s'était construit une "machine à calins".

Description du besoin...
- Être maintenu serré, et entouré fermement (une étreinte globale contenante): cela demande de la force, d'un grand gabarit.
- Être porté, soulevé, et compressé à l'occasion, le poids des jambes m'étirant en même temps les lombaires, de plus cela me replace parfois les vertêbres. Cela aussi demande plutôt quelqu'un de costaud.
- Ça fonctionne mieux si la personne est fascinante physiquement (grande et forte), comme si j'avais besoin de ressentir ce que ressent un enfant fasciné par des "grands".
- C'est mieux de faire cela après une légère hyperventilation (mais pas au point de s'évanouir), et plus que "juste une fois pour essayer", ou après une baignade où j'ai presque froid (le réchauffement serré dans les bras ajoute quelque chose, idéalement faire des transferts de chaleur corporelle peau contre peau ou dans l'eau, ça demande plus d'intimité).
- Pour ces pratiques il faut quand même le faire avec quelques répétition et y passer au moins quelques minutes pour que ça apporte réellement quelque chose... une fois juste comme ça, c'est juste pour se souvenir à quel point ça serait bien mais laisse sur la faim (et cela peut devenir traumatisant de toujours le faire juste de façon à rester frustré). Une accolade de quelques seconde ou un free-hugs ne correspond pas à celà, cela me frustre autant que ça donne, c'est trop court.
L'effet indéniable est de réparer des souffrances intérieure devenues véritables obstacles au bonheur de vivre. Ça ne guérit peut être pas fondamentalement l'autisme mais soulage au moins et grandement des conséquences accumulées tout au long de la vie.
Maintenant, je le demande carrément en clair, si vous comprenez cela pouvez le faire: SERREZ MOI FORTEMENT DANS LES BRAS.
Plus j'expérimente ce contact, dans lequel je me sens comme un enfant enfin accepté, moins le ressenti de rejet que j'éprouve du monde entier et ma révolte intérieure sont présents et frustrants, moins mon autisme est apparent.

Pourquoi je pense en avoir plus besoin que vous en général...

Mon autisme m'a privé d'échanges humains toute une demi-vie pour cause d'inadéquation de ma sensualité et de mes perceptions pour recevoir la communion affective en grandissant. Ensuite une fois doué de langage, il manque quelque chose d'essentiel: la communication elle même.
 La communion par les blagues, le partage de concepts mentaux, de passion restent vécu extérieurs à "MOI" qui est aussi mon corps physique: les échanges "normaux" de concepts et de savoir me donnent en effet l'impression d'être à coté de la vie en simple spectateur extraterrestre, en train d'échanger des "broutilles", alors que je ressens l'envie de partager quelque chose de réellement important. Même les partages sexuels suivent un code compliqué que je n'ai jamais pu intégrer et qui me frustre terriblement.
Communiquer à distance à travers une interface de communication, ou simplement le langage ou sinon une symbolique culturelle, ne signifie en fait rien de concrêt et me frustre tout simplement.

Pourquoi l'exprimer ici directement?

Par ce que c'est pas facile d'expliquer cela à chaque fois que l'occasion se présente, j'aimerais que ceux qui viennent me voir qui me connaissaient de par mes écrits et mes photos le savent et que cette étape soit évitée.
Devoir retenir cette demande, me demander si je la formule ou pas, selon un contexte où je ne sais pas si ça va "passer" ou non, pour m'exposer au risque de refus ou de gêne de l'autre me rend hésitant et stressé, donc moins sociable au point même que je tend à éviter les relations, à cause de cela: survient donc exactement ce qui est le pire pour moi je redevient autiste en ne pouvant échanger que "en mode conférence" ou par un échange de notions simplement techniques ou philosophiques... Sauf à faire avancer un projet technique je n'y trouve pas mon compte, ça me fatigue beaucoup, ça m'use, je voudrais donc éviter cette issue où malgré les apparences, je ne communique pas, et ne partage pas réellement.

C'est pour cela que je vous demande ici à l'avance pour que vous sachiez:  pour vous cela donnera le temps de digérer cette donnée bien avant de me rencontrer dans la vie réelle, et si ça vous ennuie trop, puisque vous le savez, vous pouvez alors m'éviter simplement, sans avorter un début de relation pour rien...

Je commence heureusement dans la vie à partager, grace à l'aveu de cette demande et des retours positifs qui déjà me comblent de plus en plus, et m'ont prouvé que je ne suis pas le seul à vivre ce besoin qui dépasse le cadre de l'autisme. Je pense même que ça concerne la majeure partie des gens qui "se la jouent en adulte"  dans une carapace "impitoyable" pour afficher leur identité culturelle (et sexuelle), pour éviter de se sentir imatures et vulnérables, et que ils se frustrent aussi quelque part, seuls ou en couple...
C'est juste que ces expériences sont encore rares, trop sporadique pour avoir une continuité qui permette de varier et cumuler assez d'expériences, je désire ainsi multiplier les chances que cela se fasse sans passer des années à construire des pseudo-relations ou a attendre dans un monde où "personne n'est au courant"...

Comment m'est venu la conscience de tout cela.

Je m'étais rendu compte déjà que à l'occasion de crises si on m'attrapait pour me contrôler et qu'on me maintenait fermement, ça me faisait énormément de bien et que d'être entouré et serré dans les bras me manquait depuis toujours, mais pour me l'avouer il a fallut l'aide d'un film (destiné normallement aux tibétains: rien à voir avec les films occidentaux) pour accepter l'idée que se laisser prendre dans les bras fait du bien, surtout quand la joie comme les pleurs on été retenus et sont devenus souffrance de ne pas avoir partagé (cela, dans un contexte tout autre que de préparer un rapport sexuel). 

Dans ce film, deux jeunes cousins d'une famille éloignée se réservaient un lit, pour discuter de leur problèmes en se tenant dans les bras, façon d'évacuer tensions et stress et de se rendre fort par ce lien, jusqu'à que l'un s'endorme dans les bras de l'autre (signe de confiance absolue), et l'autre le veillait, le tenant encore un bon moment avant de l'installer en position allongée qu'il se remette bien... et cela n'était pas des préliminaires sexuels, mais de la tendresse réparative d'un drame de vie.
Le titre du film était "l'eau des yeux".
Tout le film montrait l'enfant devenue le jeune homme grandissant en compagnie d'une mère qui allait mourrir, elle lui donnait tout son amour pour sa vie au moyen de l'association du contact avec les prières et souhaits, toujours associées aux massages des bébés et des enfants. Ces contacts physiqu es associé à des souhaits de "coeur" n'étaient pas que des paroles qu'un bébé ne comprendrait pas, ni des caresses légères, sans consistance et seulement conventionelles et pudiques occidentales, il s'aggissait d'étreintes et massages bien appuyés: Il n'est pas surprenant que le bouddhisme pratiqué en occident puisse provoquer des psychoses: sans ce vécu physique préalable certaines pratiques ne sont en effet pas intégrables, il manque le support majeur de l'initiation et "ça ne marche pas": il n'y a pas la plénitude dans la couche de conscience physico-sensorielle supportant la pratique symbolique destinée à l'enfant, puis l'adulte qui a grandi sans éprouver de tels contacts, mais un vide, qui provoque une coupure de la conscience entière de SOI et donc des symptômes d'hystérie de conversion: trop de souffrance à cacher retournent alors des pratiques de méditation en refoulement, et les pratiques de détachement en dépendances innavouées, et à des somatisations diverses... à tel point que la non-authenticité des pratiques bouddhiste ont un lien avec les somatisations de l'énergétique chinoise, d'où une correspondance innatendue entre les 5 éléments chinois (et la loge énergétique des organes associés) et les 5 éléments tibétains... il y a bien un rapport!

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Mais ça c'est un autre sujet...

Bien à vous tous, qui que vous soyez.

Câlin.