archive texte année 2008


SI IL Y A UNE RÉVOLUTION ÉCOLOGIQUE ELLE COMMENCERA PAR LE VÉLO...

Et ce pour diverses raisons.

1- par ce un cycliste quotidien devient une sentinelle de l'environnement: il constate, voit, prend conscience de l'intolérable dont je cite des exemple.
- un fleuve anormalement pollué par une usine de parfum.
- les pics de pollution divers.
- les zones naturelle endomagées par un centre d'essai de pelleteuse en face du lac.
- les effluves anormalements toxiques de moteurs "propres"
- la qualité du paysage, la qualité du climat, la qualité de l'air sont aussi perçus directement. le point de rosé, les grandients de température, les effluves des plantes sont percus.

2- par ce qu'un cycliste évite l'usage du principal pillier de la dégradation de l'environnement: la voiture individuelle
il évite ainsi:
- de la pollution sonore
- de la monopolisation d'espace
- de la construction d'infrastructure lointaine (en privilégiant commerces et occupations de proximité au dépens des aspirateurs à voiture)
- la justification d'axes routiers ou autoroutiers hostiles à la vie: une civilisation du vélo se construirait autour d'un réseau de petites routes étroites et variée, se faufilant dans la nature au lieu de l'écraser et la recouvrir.

3- par ce qu'en vélo la communication n'est pas coupée.
en chemin on peut discuter avec un autre cycliste, on peut s'arrêter ou l'on veut, on est moins isolé socialement. Le vélo est aussi la communication avec ses voisins de village et de région, ce qui restructure toute le réseau de relation de proximité.
 

mais... quand il n'y a pas de cars, ni aucun service de transport en commun? je vous laisse réfléchir... là est le problème actuel. il faut en vélo être à la fois très en forme (pas question de monter dans le car quand la fatigue vient), et très équipé (pas question en hiver de rentrer à pieds la nuit avec pneu à plat sans lumières), et de plus, il faut aussi assurer moralement à la tyrannie de la circulation ou bien... se détourner ce qui double parfois la difficulté sportive du trajet... tous ces problèmes sont là seulement parce que le vélo n'est pas répandu. Le seuil à passer par notre civilisation est de marier le vélo avec des alternatives à la voiture et un réseau routier plus adapté de sorte que son usage soit plus souple.

Ce seuil pourrait être franchi de diverses  façon.

- Le refus de la pollution:
le fait que bientôt la moitié, si ce n'est les 3 quart des cancers et autre cause de maladie moderne s'avèrent due à la pollution automobile et à la sédentarité qui est associée pourrait faire prendre des mesures d'installation d'alternatives à la voiture, et donc un contexte qui permettrait une reprise massive du vélo. Même si ces problèmes sont résolus, la voiture restera remise en question par ces nuisances de proximité: invasion d'espace, prédation permanente due à la quantité de mouvement importante, bruits de roulement due à l'écrasement des pneus par une forte masse en rapide mouvement... c'est actuellement cette gamme de nuisances qui est responsable de la dissuasion de pratiquer le vélo... la pollution en effet n'est pas perçue à sa juste intensité faute de pratique, mais la pression physique elle, dissuade immédiatement la pratique du vélo à la racine: on ne laisse plus les enfants aller se ballader où ils veulent en vélo... ou même à pieds, et puis on rechigne à aller faire des trajets utilitaires en vélo, puisque ceux si impliquent d'aller vers les centres et donc de converger via les grands axes (structure en étoile autour des villes).

L'impossibilité de payer.
- le fait que la crise écologique finisse par faire vaciller notre économie, faire de la pauvreté matérielle et de la pénurie, ne laisserais pour seul choix que d'abandonner le luxe de la voiture, pour se déplacer en vélo... actuellement, nous acceptons de consacrer 3h15 de notre temps de travail en coût de voiture, pour rouler à 60km/h, ce qui fait une efficacité réelle de 15km/h... en vélo, vu que le vélo coûte presque rien, même en comptant le temps de travail pour le payer, on dépasse cette vitesse... ainsi, avec un mi temps et la possibilité de rouler en vélo, on est aussi riche qu'un automobiliste à plein temps qui EN PLUS devra faire a plus ou moins long terme de la remise en forme coûteuse en temps et en argent... alors que lors d'un trajet utilitaire ça se fait tout seul.
et ce qui paraît impossible à cause de la circulation deviendrait aisé. 100km à vélo ça se fait tout seul sur des grandes routes dégagée alors que en temps de prospérité, on est soit fatigué par la présence de files de voitures et la pollution (maux de têtes et fatigue) que par un trajet préservé (parfois distance double, et dénivelés énormes, trajet souvent physiquement trop fatiguant pour utiliser le vélo d'une façon fiable, même pour un athlète).

le besoin d'activité physique et de santé.
Si les soins de santé et le confort deviennent cher, la santé redeviendra impérative. Je pense au dalai-lama qui conseille l'activité physique d'endurance quotidienne sous forme de prosternations aux non croyants... pour leur éviter des frais de docteur! En occident ça donne le fitness, mais ça ne tiens pas par ce qu'il n'y a pas la pratique mentale qui y tient, ni le but... il semble bien que intégrer des pratiques genre prosternation (en occident sport avec vigilance mentale) et propulsion musculaire seraient une révolution médicale.
l'automobiliste qui travaille toute sa vie dont 3h15 rien que pour la seule voiture, mais plus en fait pour ce qui s'associe directement à la voiture telle les frais de fitness ou de confort due aux besoin de sa condition sédentaire... ne dispose donc que de peut de temps de loisir. Pour se sortir de son piège générateur de croâssance économique (qui va de pair avec pollution et gaspillage) il doit encore en plus sacrifier beaucoup du temps qui lui reste à corriger les méfaits de sa vie sédentaire qui consiste souvent à rester assis plusieures heures par jour et à ne jamais marcher, ni pratiquer des efforts excepté parfois des efforts courts qui ne lancent même pas le coeur... Il doit souvent faire des frais supplémentaire de santé et y passer du temps en plus, telle l'inscription à un centre de fitness pour ne pas devenir gras, laid, ou tout simplement en mauvaise santé. Si on inclut les frais de santé EN PLUS des frais de roulage en voiture, on peur arriver à une éfficacité réelle de la voiture en km/h calculé ainsi km/(heure de roulage plus haure de travail pur frais plus heures de corrections de sédentarité) de l'ordre de 6 à 12km/h... car pour avoir une bonne condition physique, il faut, par exemple aller faire en salle de fitness ce qu'on aurait fait naturellement à vélo en y allant à vélo plutôt qu'en voiture... 2 fois 40mn de vélo d'appartement par exemple pour faire l'équivalent des trajets (ce temps est en fait un minimum). Personne ne fait ça. la pratique de telle activité de correction de méforme reste insuffisante par ce que c'est trop chiant, il y a un gain de santé mais rarement acquisition d'une réelle efficacité physique...